Présentation

Les 5 diocèses bretons de l’époque de la Première Guerre Mondiale publient un blog pour commémorer le 100e anniversaire de celle-ci.

Alimenté d’articles d’historiens, d’émissions radios, de photos et de documents divers, il permet de découvrir l’importance de la dimension religieuse dans la société de l’époque et dans ce conflit. Ce blog est le fruit d’une collaboration entre les diocèses de Rennes, Saint-Brieuc, Quimper, Vannes et Nantes.

Contenus

  • Il relate la vie des paroisses en Bretagne pendant cette guerre longue et meurtrière.
  • Il décrit l’attitude de l’Église catholique face à cet évènement sans précédent.
  • Il montre les traces laissées par la Première Guerre mondiale dans notre patrimoine : vitraux, monuments…
  • Originalité : le blog publie chaque mois les notices des près de 900 prêtres et séminaristes, religieux et religieuses, qui ont été victimes de la Grande Guerre, au fur et à mesure de leur décès, 100 après.

Les sources

Ce blog recense différentes productions réalisées par les médias diocésains et les services diocésains d’Ille-et-Vilaine, des Côtes-d’Armor, du Finistère, du Morbihan et de Loire-Atlantique. Il peut aussi publier des articles réalisés par des personnes extérieures.

Voici les sources actuellement utilisées sur le blog :

 


 

Présentation de son travail de recherche
par Jean-Yves Coulon

LES RELIGIEUSES ET RELIGIEUX DES CINQ DIOCÈSES BRETONS VICTIMES DE LA GRANDE GUERRE (1914-1925)

La liste chronologique présentée sur ce blog est extraite d’un travail qui a été effectué sur l’ensemble des cinq diocèses bretons dans une perspective d’outil de recherche à destination de toute personne qui, s’intéressant au fait religieux pendant la grande guerre, doit permette de quantifier et de qualifier objectivement le rôle qu’ont eu les hommes et femmes consacrés (voir plus bas) d’origine bretonne de l’église catholique romaine qui ont laissé leur vie à l’issue du premier conflit mondial du XXe siècle.

Le choix a été volontairement fait de ne pas se cantonner aux strictes limites temporelles de la guerre. Les suites fatales de ce conflit ayant continué à marquer durablement la société bretonne des lendemains immédiats de la guerre (dont bon nombre de religieux et de religieuses qui y furent personnellement impliqués), il a été décidé de fixer le terminus ad quem de ce travail à août 1914 et le terminus ad quo au 31 décembre 1925.

Sur l’ensemble des cinq diocèses bretons environ 4 500 religieux ont été mobilisés lors de la durée du conflit et un peu plus de 810 y ont laissé leur vie. A ces chiffres il faut ajouter les religieuses bretonnes dont au minimum 50 ont été des victimes directes du même conflit.

Quelles sont les personnes retenues dans la liste des victimes ?
  • Par ‘consacré’ il faut entendre toute personne qui s’engage au célibat à cause du Christ et de l’Évangile
  • Par religieux consacrés il faut entendre :
    • typologiquement les séculiers, les réguliers et les congréganistes,
    • hiérarchiquement les religieux prêtres, les religieux postulant à la prêtrise, encore appelés clercs (aux dénominations différentes selon la destination consacrée finale : grand séminariste, novice, scolastique,…), clercs des ordres majeurs (c’est-à-dire ordonnés après prononciation de voeux) et les clercs des ordres mineurs (plus communément appelés grands séminaristes, novices, scolastiques,…) ces derniers, selon l’état d’avancement de leur formation ecclésiastique, se déclinant, du début d’études en fin d’études pour les séculiers, en huit étapes objet d’ordination: une d’entrée au grand séminaire entraînant la tonsure (d’où clerc tonsuré), quatre « mineures » (d’où clerc minoré : portier, lecteur, exorciste, acolyte) et trois « majeures » (sous-diaconat, diaconat, prêtrise).
  • Pour les religieux réguliers et les congréganistes, l’indication de leur appartenance est tantôt le nom officiel de leur ordre, congrégation ou institution, tantôt leur nom d’usage correspondant le plus communément utilisé comme indiqué ci-dessous pour les plus connus : voir tableau plus bas. Celui-ci ne comprend pour l’instant que les congrégations masculines. La liste des congrégations féminines sera ajoutée ultérieurement
  • Il n’a pas été indiqué, dans ces notices, le parcours ecclésiastique de l’intéressé ni s’il a été ou non déclaré ‘Mort pour la France’ (toutes les victimes pour faits de guerre n’ayant pas reçu la mention « Mort pour la France »).
  • Pour la fixation définitive de la liste des victimes, ont été retenus ici :
    • les religieuses et religieux originaires de Bretagne quelle que soit leur domiciliation ecclésiastique ou congréganiste au moment de leur mobilisation ;
    • celles et ceux non originaires de Bretagne, mais exerçant ou étudiant dans l’un des cinq diocèses bretons au moment de la déclaration de guerre

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