Religieux du Morbihan morts en juin 1918

LISTE SIMPLIFIÉE

BARGE (Francis), de la Congrégation de Jésus et Marie.
Né à Beignon (Morbihan) le 23 mars 1893.
Tué le 3 juin 1918 à Troësnes dan la région de La Ferté-Milon (Aisne).

FARUEL (Jospeh-Marie), de la Congrégation de Jésus et Marie.
Né à Saint-Nicolas-du-Tertre (Morbihan) le 10 juin 1892.
Tué le 5 juin 1918  à Courtieux (Aisne) d’un éclat d’obus en plein cœur.

DIQUERO (Anne), Sœur Sainte-Radegonde, des Petites Sœurs de Saint-François d’Assise.
Née à Saint-Gravé (Morbihan) le 10 mai 1882.

Décédée le 16 juin 1918 de la grippe infectieuse contractée au chevet des blessés.

1806 LE  FUR Emmanuel
LE FUR Emmanuel

LE  FUR (Emmanuel), du diocèse de La Rochelle. Né à Séglien (Morbihan) le 13 juin 1892. Mort le 23 juin 1918 à Trémer, en Séglien, de maladie contractée aux tranchées.

1806 LE  LIBOUX Julien-Louis-Marie
LE LIBOUX Julien-Louis-Marie

LE  LIBOUX (Julien-Louis-Marie), des Augustins de l’Assomption.
Né à Guémené-sur-Scorff (Morbihan) le 20 février 1881.
Mort le 28 juin 1918 à Paris 8e (Seine), à l’hôpital auxiliaire n° 272 du Cours la Reine (Bonne Presse) de maladie (méningite) contractée en service.


 

NOTICES COMPLÈTES

BARGE (Francis), de la Congrégation de Jésus et Marie.
Né à Beignon (Morbihan) le 23 mars 1893 ; sous-diacre.
Mobilisé (service armé) 64e R.I. (2 août 1914) ; 65e R.I. ; versé (service auxiliaire) Bureau de mobilisation à Ancenis ; récupéré service armé (1915) ; caporal ; sergent ; au front 129e R.I. (début 1916) ; blessé à Douaumont (1916) ; 121e R.I. ; adjudant (1917).
A participé aux actions suivantes : -1916 : première reprise de Douaumont ; -1918 : Aisne.
Tué le 3 juin 1918 à Troësnes dan la région de La Ferté-Milon (Aisne).
1°)-Ordre 5e division d’infanterie, 3 juin 1916 : « A su, par son calme et son énergie, maintenir sous un violent bombardement et dans une situation très précaire les quelques hommes qui lui restaient. A été blessé à son poste de combat. »
2°)-Ordre 13e corps d’armée, 29 juillet 1918 : « Chef de section d’un entrain et d’un courage au-dessus de tout les éloges. Le 13 juin 1918, étant chargé avec sa section de tenir coûte que coûte un point important donnant tout débouché facile à l’ennemi, a maintenu crânement ses hommes sur une position violemment attaquée, a eu raison d’un ennemi supérieur en nombre qu’il a réussi à fixer. Est tombé mortellement frappé au milieu de sa troupe au moment où il allait constater le résultat heureux de sa résistance opiniâtre. »
3°)-Médaille militaire posthume, 15 juin (J.O. 4 novembre 1920) : même texte que ci-dessus avec ces mots ajoutés à la fin : « A été cité »

 

- Les saints cœurs de Jésus et de Marie, n° 10, octobre 1918, p.321-324
- La preuve du sang, Paris, Bonne Presse, 1925, T.I, p.91-92
- R.P. J-B Rovolt, Vie du T.R.P. Le Doré, Supérieur général des Eudistes (1834-1919), Besançon, Jacques et Demontrond, 1925, T.2, p.343
- Inscrit sur le monument aux morts communal et le monument paroissial de Beignon (56)

 

FARUEL (Jospeh-Marie),de la Congrégation de Jésus et Marie.
Né à Saint-Nicolas-du-Tertre (Morbihan) le 10 juin 1892 ; scolastique.
En service (service armé) maréchal des logis 7e régiment artillerie de campagne (août 1914).
A participé aux actions suivantes : -1914 : Charleroi, retraite de Belgique, Marne, Arras ; -1915 : Artois, Champagne ; -1916 : Verdun (21 février-1er mai, 1er-11 juin), Somme.
Tué le 5 juin 1918  à Courtieux (Aisne) d’un éclat d’obus en plein cœur.
1°)-Ordre division, 17 janvier 1915 : « A fait preuve de beaucoup de sang-froid et de présence d’esprit en ramenant sa pièce dans des circonstances critiques, sous un feu violent. »
2°)-Médaille militaire posthume, 19 juillet (J.O. 29 juillet 1919) : « Sous-officier d’un dévouement absolu qui a donné maintes fois les plus belles preuves de courageuse attitude au feu. Est glorieusement tombé près de sa pièce le 5 juin 1918. A été cité. »

- La Semaine religieuse du diocèse de Vannes, n° 25, 22 juin 1918, p.394-395
- Les saints cœurs de Jésus et de Marie, n° 7, juillet 1918, p. 226 ;n° 9, septembre 1918, p.289-292
- Ordo... diocesis Venetensis, Vannes, Galles, 1919, p.141
- Livre d’or du petit séminaire de Ploërmel, Vannes, Lafolye, 1920, p.116-120
- Le Collège Saint-François-Xavier de Vannes au champ d’honneur (1914-1918), Paris, Beauchesne, 1923, p.114
- La preuve du sang, Paris, Bonne Presse, 1925, T.I, p.753
- R.P. J-B Rovolt, Vie du T.R.P. Le Doré, Supérieur général des Eudistes (1834-1919), Besançon, Jacques et Demontrond, 1925, T.2, p.343
- Inscrit sur le monument aux morts communal et le monument paroissial de Saint-Nicolas-du-Tertre (56), sur le monument du collège Saint-François-Xavier de Vannes (56) et sur le mur du Mémorial de Sainte-Anne-d’Auray (56)

 

DIQUERO (Anne), Sœur Sainte-Radegonde, des Petites Sœurs de Saint-François d’Assise.
Née à Saint-Gravé (Morbihan) le 10 mai 1882 ; infirmière bénévole hôpital n° 12 bis à Angers.
Décédée le 16 juin 1918 de la grippe infectieuse contractée au chevet des blessés.

- La preuve du sang, Paris, Bonne Presse, 1925, T.I, p.651

 

LE  FUR (Emmanuel), du diocèse de La Rochelle.
Né à Séglien (Morbihan) le 13 juin 1892 ; clerc tonsuré.
Mobilisé (service armé) 62e R.I (22 août 1914) ; au front 11 novembre 1914 ; caporal ; blessé (main gauche) à Tahure (25 septembre 1915) ; retour au front (5 juillet 1916) ; Ecole d’infanterie de Cousances (3 mois) ; sergent ; aux tranchées (8 janvier 1917) ; évacué pour maladie (février 1917).
A pris part aux actions suivantes : -1914 : La Boisselle (décembre-janvier 1915) ; -1915 : Artois, Hébuterne (13 juin), Champagne, Tahure (25 septembre) ; -1917 : Verdun (janvier).
Mort le 23 juin 1918 à Trémer, en Séglien, de maladie contractée aux tranchées.
Ordre 62e R.I., n° 88, 14 juin 1915 : « A donné un bel exemple de solidarité en s’offrant volontairement pour aller, avec son sergent, jusqu’à six mètres des fils de fer allemands chercher un camarade qui n’était pas rentré de patrouille. »

- La Semaine religieuse du diocèse de Vannes, n° 29, 20 juillet 1918, p.459
- Livre d’or du Clergé et du Diocèse de La Rochelle et Saintes pendant la guerre 1914-1918, La Rochelle, imp. Rochelaise, p.115-116
- La preuve du sang, Paris, Bonne presse, 1925, T.II, p.104, photo, p.88 bis
- Inscrit sur le monument aux morts communal de Séglien (56), sur le monument diocésain de la cathédrale de Saintes (17) et sur le mur du Mémorial de Sainte-Anne-d’Auray (56)

 

LE  LIBOUX (Julien-Louis-Marie), des Augustins de l’Assomption.
Né à Guémené-sur-Scorff (Morbihan) le 20 février 1881 ; ordonné prêtre en juillet 1908 ; directeur, sous le psudonyme de Julien Laurec, de La Semaine littéraire et du Pèlerin.
Récupéré (service armé) 89e R.I. (5 juin 1917) ; versé service auxiliaire (3 octobre 1917) ; garde de prisonniers de guerre à Larchant (Seine-et-Marne) ; 20e section de secrétaires d’état major, service correspondance prisonniers de guerre, Ministère des Affaires étrangères (2 mai 1918) ; hospitalisé hôpital auxiliaire n° 272 (Bonne Presse) à Paris 8e.
Mort le 28 juin 1918 à Paris 8e (Seine), à l’hôpital auxiliaire n° 272 du Cours la Reine (Bonne Presse) de maladie (méningite) contractée en service.

- La Croix, 30 juin-1er juillet 1918, p.1 ; 2 juillet 1918, p.1
- La Semaine religieuse du diocèse de Vannes, n° 27, 6 juillet 1918, p.423 ;   n° 28, 13 juillet 1918, p.442-445
- Le Pèlerin, 7 juillet 1918
- La preuve du sang, Paris, Bonne Presse, 1925, T.II, p.121, photo, p.88 bis
- Association des écrivains combattants, Anthologie des écrivains morts à la guerre, Amiens, E. Malfère, 1926, T.5, p.693-696
- René Richard, « Les écrivains bretons morts pendant la première guerre mondiale », Association Bretagne 14-18, Supplément au Bulletin n° 18, septembre 2001, p.3
- Yves Pitette, La Bonne Presse pendaznt la guerre, Paris, Bayard Presse, 2005, p.9, 10, 26
- Yves Pitette, « Bayard, une entreprise face à l’hécatombe de 14-18 », La Croix, 11 juin 2008
- Inscrit sur le monument aux morts communal de Guémené-sur-Scorff (56), sur la plaque dédiée aux écrivains morts pour la France du Panthéon, Paris 5e (75) et sur la plaque commémorative des 50 morts à la guerre de la Maison de la Bonne Presse au siège actuel des éditions Bayard